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VOUS AVEZ OUBLIÉ VOS IDENTIFIANTS ?

Joyeuses Pâques !

Chers fidèles de la Galerie Charron,

Pâques 🐥 est la fête de toutes les tentations ! Ce n’est pas le moment de se priver ! Que pourrais-je vous souhaiter de mieux qu’un beau soleil printanier, de la détente et un festin gourmand entourés de vos proches ? Un beau programme que je vais tenter de mettre en oeuvre également. « En parlant d’oeuvre »,😉je vous présente les peintures de Céline Achour, qui a reçu 8 prix en peinture et 3 prix en illustration.

Joyeuses Pâques et de belles pensées à partager !

Voir les oeuvres

Focus Beatriz Guzman Catena

Beatriz Guzman Catena

La galerie Charron s’efforce toujours de mettre ses artistes au plus près de ses collectionneurs et c’est la raison pour laquelle je vous propose de découvrir mes interviews d’artistes sous forme de vidéos. Une façon de mieux appréhender, de mieux comprendre l’essence même de leurs démarches artistiques, leurs vécus, leurs messages véhiculés au travers de leurs oeuvres et peut-être aussi une « façon à moi » de vous expliquer les raisons qui font que je défends avec conviction ces artistes que j’ai sélectionnés pour faire partie intégrante de ma galerie.

Cette semaine, je vous propose de découvrir l’interview de Beatriz Guzman Catena, une artiste peintre d’origine argentine dont le travail pictural est marqué par les espaces et lieux de son enfance, la notion de mémoire articulée autour de l’apparition, l’imbrication, l’effacement, et la reconstruction. Un axe de recherche mené de front qui m’émeut de part ces nombreuses fenêtres ouvertes tels des fragments de vie quotidienne et des questionnements sur la réalité d’une vie de famille, d’une vie de couple, d’une vie de femme ou simplement au travers d’un regard d’enfant… Thèmes représentatifs qui méritent de s’y arrêter et invitent tout un chacun ! Retrouvez l’interview-vidéo de Beatriz Guzman Catena remplie de douceur, de sincérité….et prenez le temps de découvrir ses oeuvres à mi-chemin entre la création et les imaginaires sociaux.

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Bienvenue Domitille Ortes !

artiste dans son atelier

La galerie Charron est heureuse de compter parmi ses artistes l’artiste peintre Domitille Ortes !

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Bienvenue Bruno Bossut !

La galerie Charron est heureuse de compter parmi ses artistes le sculpteur Bruno Bossut !

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« Le monde a-t-il jamais été changé autrement que par la parole et son support magique : le mot ? » Thomas Mann

« Il est des hommes et femmes qui, par leur discours, ont changé le monde : Martin Luther King, Charles de Gaulle, Hitler, Nelson Mandela, J.F. Kennedy, Churchill, … Il est des moments dans l’Histoire des Hommes où un discours marque une époque, en devient l’emblème, moteur de rêves et d’espoir, parle au cœur et à l’esprit, dessine un avenir meilleur. Il en est d’autres aussi qui ne s’adressent qu’aux âmes mortes, terribles, où dominent des vérités simplificatrices autorisant à tuer.

Mantras, un corpus de sculptures incarnant les paroles emblématiques de l’histoire moderne, interroge le pouvoir de ces paroles et questionne la qualité performative du discours politique.

Si les mots sont dénués de pouvoir, à quoi bon interdire, brûler des livres, formater le langage et contraindre la pensée. Si les mots n’étaient pas des armes, nul besoin de faire taire ceux dont la parole inquiète, exaspère de rage et de haine, les ennemis de la liberté, de la vérité, les oppresseurs, les hommes de l’ombre.

Originellement un Mantra, mot sanskrit signifiant « instrument de pensée », est une « formule sacrée du brahmanisme qui possède, associée à certains rites, une vertu magique ». Les Mantras ici présentés – sculptures aériennes construites selon des spectres sonores – sont des extraits emblématiques des discours des hommes et femmes qui ont forgé l’histoire moderne par la force des mots. »

En voici quelques extraits :

musée, berlin, photographie

« Avec l’aide du Sénat de Berlin et de la Fondation culturelle des États fédéraux, le Musée de la ville de Berlin a acquis les archives du photographe Manfred Hamm. Quel atout pour Berlin ! » titrait Ingeborg Ruthe dans le journal « Berliner Zeitung » le 10.11.2020. Cette nouvelle a suscité bon nombre d’articles dans toute la presse écrite et radio allemande cette semaine. Mais pourquoi un tel engouement ? Cette reconnaissance ne date pas d’hier ; le journal allemand Der Spiegel voyait déjà en Manfred Hamm, je cite le «Pionnier et maître de la photographie d’architecture».

Côté français, lors de nos deux expositions en galerie en 2017, des photographies de Manfred Hamm sur les BibiothèquesSalles de Concert et Bourses notoires et en deuxième partie sur le Mur de Berlin, la presse ne fut pas modeste avec notamment cet article publié dans le magazine spécialisé « l’oeil de la photographie » (voir article).

Mais qui est Manfred Hamm? Il est né en 1944 près de Zwickau en Allemagne. En 1955, il fuit avec sa mère côté ouest et c’est ainsi qu’il a commencé a arpenter les rues de Berlin-ouest, sa ville d’adoption ou « le théâtre du mur absurde », comme il l’appelait. C’est grâce à ses prises de vues de bâtiments industriels aux allures de clichés d’une archéologie contemporaine dans laquelle l’humanité aurait disparu surnommées « les sites antiques de demain » que Manfred Hamm est devenu célèbre.

La ville de Berlin se dote ainsi d’une collection unique et inestimable d’images sur l’histoire et l’architecture de la ville photographiées entre 1972 et 2010. Près de 40 ans de travail photographique documentaire et artistique avec son amie de toujours, sa lourde caméra grand format « Plaubel PS 7/433 ». Peu importe pour Manfred Hamm de se déplacer avec un lourd matériel et de rester des heures durant devant son objectif à essayer de capter l’instant T, Manfred Hamm n’aime pas travailler avec un appareil photo numérique car pour lui la magie ne s’opère pas alors que sa fidèle Plaubel lui confère un esthétisme, une extrême netteté, un éclairage et cadrage soigné avec une précision époustouflante..tel un focus sur les entrailles des constructions permettant ainsi de voir une vision renouvelée de l’architecture, mettant en valeur la structure interne des lieux, avec une perception esthétisante et autosuffisante de l’architecture.

Manfred Hamm a su capter des instants d’histoire en ajoutant sa déclaration d’amour à la capitale berlinoise et sa contribution à ce bouleversement historique en enrichissant la collection du Musée de la ville de Berlin.

Irène Lussou

La galerie Charron est heureuse de vous faire découvrir les oeuvres intitulées « Allégories » de la sculptrice Irène Lussou. Lussou a d’abord travaillé pour le cinéma, le théâtre, la mode, les opéras de Paris. En parallèle à cette activité, elle a assisté le sculpteur Marc Boulay et travaillé ainsi sur des projets de sculpture animalière, notamment pour le Museum d’Histoire naturelle de Paris.

Depuis 1996, Lussou se consacre uniquement à sa création. Après avoir commencé par la taille de pierre, elle s’est spécialisée dans la conception de grandes pièces en grès. Puis elle a exploré le bronze et le métal. Actuellement, ses oeuvres sont principalement réalisées en bronze et en acier.

Ce sont de grands personnages féminins aux silhouettes épurées. Un front altier et pur, de hautes pommettes, une bouche sensuelle et des yeux fendus sur une étrange profondeur, dans un mélange de détachement et de sérénité… Elles occupent l’espace avec grâce et détermination.

Une autre source d’inspiration pour Lussou est la spirale qui au-delà de son esthétique et son élégance a cette particularité d’être fondée sur le nombre d’or. C’est une clé universelle pour engendrer une écriture sculpturale pleine d’harmonie où la couleur vient souligner la ligne. Les vides dessinent l’espace et portent le regard sur l’ensemble de l’œuvre.

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Bérengère d’Orsay

sculpture, homme, papillon, nature

La galerie Charron est heureuse d’accueillir les oeuvres « Hybrides » de la sculptrice Bérengère d’Orsay. Des créatures à la fois minérales, végétales, animales et humaines qui nous renvoient aux liens profonds mais souvent oubliés qui nous unissent aux différents règnes cohabitant sur notre planète et à la beauté et à la fragilité de notre condition.

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Céline Achour

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Rêveries d’automne – Solo show –

Parfois, une exposition naît d’une collaboration amicale et généreuse.

Jusqu’au 31 octobre, retrouvez l’exposition hors les murs de notre artiste Céline Achour dans les locaux de myCowork Paris-Montorgueil au 54 rue Greneta dans le 2ème arrondissement parisien.

Pour fêter cette exposition insolite, vous êtes conviés à rencontrer l’artiste, autour d’un thé ou d’un café, le mercredi 14 octobre, de 17 heures à 18 heures 30. 

Si vous êtes pris mercredi, sachez que l’exposition est en accès libre, du lundi au vendredi de 9h à 19h, ou sur rendez-vous le soir et le week-end. Alors n’hésitez pas à nous contacter si vous pensez venir ! Et pour en savoir plus sur Céline Achour, cliquez sur le bouton « découvrir ».

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Manon Weiser

collodion-humide-photographie

La Galerie Charron est heureuse d’accueillir parmi ses artistes la photographe Manon Weiser !

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Beatriz Guzman Catena

Exposition Hors les murs de Beatriz Guzman Catena : « Urbanité » du 8 septembre au 24 octobre 2020 à l’Espace d’art Chaillioux, 7 rue Louise Bourgeois, 94260 Fresnes.

Vernissage le samedi 19 septembre à 15h. 

Le Trésor de la langue française, référence absolue pour notre langue, donne deux définitions pour le mot Urbanité :

  • A. Manière civile des anciens Romains […] ; par extension, politesse fine et délicate, manières dans lesquelles entrent beaucoup d’affabilité naturelle et d’usage du monde.
  • B. Caractère de ce qui fait une ville […].

C’est, bien évidemment, dans le second de ces sens que notre exposition s’inscrit. Cependant, nous avons sélectionné six artistes qui tentent de caractériser la ville en usant de cette affabilité qui relève de la définition A. ci-dessus.

Dans la série de toiles présentées dans cette exposition le monde domestique, réel ou fantasmé, et la présence urbaine s’interpénètrent dans une approche kaléidoscopique et joyeuse qui rend difficile l’identification de ce qui relève de la sphère privée et de ce qui appartient au monde de la ville. L’intérieur et l’extérieur fusionnent, comme si les individus figurés s’appropriaient leur vision de la cité pour l’intégrer à leur histoire personnelle, des micro-narrations, parfois hallucinées, qui invitent à un voyage, tout aussi géographique que mental, et finissent par contaminer la totalité de la surface picturale. Tout ceci, sans la moindre agressivité mais pour « un long trajet où les choses léguées, ces importants contenants culturels, vont lier les souvenirs passés au présent pour calquer les uns sur l’autre. De cette manière les résonances lointaines seront déposées sur des nouveaux territoires, tels des pigments balayés, venant s’insinuer dans notre présent… » Beatriz Guzman Catena fait s’interpénétrer le milieu urbain et les intérieurs domestiques, brouillant ainsi les notions d’intérieur et d’extérieur, de domaine privé et d’espace public.

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Emilie Teillaud

L’Amour l’emporte toujours

Les peintures d’Emilie Teillaud sont poétiques, délicates et colorées, des odes aux sentiments et aux émotions. L’artiste met en mouvement l’amour charnel ou maternel, la tendresse, l’humilité, la fragilité, la dévotion à travers ses personnages aux corps généreux et libérés, enlacés dans des pauses spontanées et dans des halos oniriques. La sensualité de ses réalisations, empreintes de douceur et d’énergie, est une invitation à prendre le temps de vivre, de ressentir et d’aimer.

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Golnaz Afraz

L’homme et la nature

Dans les toiles de Golnaz Afraz, ses jeux de couleurs, ses superpositions de formes, de plans, ses compositions instantanées donnent une vision multiple à ses oeuvres. Comme si l’artiste peignait la réalité sous plusieurs couches et angles parallèles. Elle crée ses scènes sur papier et sur toile, comme une cinéaste préparant la réalisation d’un film.

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Jazzu

Alchimie – Les coups de pinceau de Jazzu semblent être guidés non seulement par son instinct, mais aussi par des messages, des observations et réflexions pertinentes sur notre époque. Abstrait dans la forme et composite dans les couleurs, le travail de l’artiste met en image les complexités de notre société.

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Jules Andrieu

bronze donkey by sculptor Jules Andrieu

Eselchen – Les Ânes

« « Les Ânes sont pour moi une nécessité. Mes sculptures semi-figuratives sont un moyen de leur rendre hommage et de leur rendre le statut qu’ils méritent. Ils viennent en contrepoint avec mon travail abstrait des Tensions Primaires, (Ge)Dichte ( Poésie et densité en allemand ) en pierre, et de mes Julesstein en bronze. Je montre idéalement les pierres et les Ânes ensemble, car les ânes en sont leurs protecteurs, la vigie vis-à-vis du public prêt à toucher. Les Ânes sont les défenseurs et restent attentifs à cette abstraction qui est nouvelle et encore peu connue. Ils apportent un équilibre, quelque chose à quoi on peut se repérer, à cette présence légère, discrète mais sûre. » Jules Andrieu

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Mickael Doucet

grande peinture

Heliotrope : « Nul n’entre ici s’il n’est géomètre » aurait gravé Platon au fronton de son Académie athénienne pour instaurer le primat de l’abstraction idéale (géométrique) sur la pensée vulgaire, chaotique, mortelle. Or, en regardant à travers les vastes baies vitrées peintes par Mickaël Doucet, on ne voit plus forcément le monde de la même manière.

​Les intérieurs peints par Mickaël Doucet sont, par une étrange mise en abîme, eux-mêmes des sortes de « lieux d’art et de contemplation » … C’est une peinture complète parce qu’en plus d’être métaphysique, elle est aussi fondamentalement décorative.

Les vanités de Mickaël Doucet, d’inspiration orientales, cherchent à se fondre non pas dans la transcendance divine (« vanitas vanitatum omnia vanitas » disait l’Ecclésiaste), mais dans l’immanence, autrement dit, dans le paysage. Parce que l’architecture picturale de Mickaël Doucet est aussi, surtout peut-être, une peinture très paysagère.

​Les humains ne sont pas absents des peintures de Mickaël Doucet, loin s’en faut. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un paysage est un objet artistique extrêmement complexe et subjectif. Les villégiatures de Mickaël Doucet, paisibles et ouvertes, nous rappellent que le paysage n’est pas un décor.

​Devant les tableaux de Mickaël Doucet, le spectateur ne regarde pas un panorama à travers de grandes baies vitrées ; tel un shao huo, il est désintégré. Sublimé. Son effluve hante librement les lieux et contemple une dernière fois le monde des hommes avant de se fondre, en paix, dans le paysage… « 

Vincent Choffrut

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Corinne Malfreyt

pinabausch, danse

Hommage à Pina Bausch 

Tout dans la pratique de Corinne Malfreyt est une histoire d’énergie et de symbiose. Sa peinture à l’huile compose et marie les éléments dans un mouvement toujours circulaire de la matière, symbole pour l’artiste du temps et du cycle de la vie.

La série de tableaux « Le Sacre après Pina », hommage à la danse et à la célèbre chorégraphe allemande Pina Bausch, évoque à travers le mouvement des corps l’éternel retour des choses, de la disparition à la renaissance, de l’aboutissement au recommencement.

Forte de ce panel de sensations, l’artiste s’exerce ensuite sur la toile à retranscrire ces arrêts dans le temps en créant des effets de matière – coulures ou épaisseurs de peinture sur le fond, ajouts de grain de sable, traits de crayons marqués – qui viennent tout en finesse suggérer des silhouettes aux dominantes gris-bleu à l’image du renouveau du ciel de printemps.

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Céline Achour

L’enfance revisitée 

« La peinture de Céline Achour se prête à toutes les imaginations et invite à un voyage au pays du rêve. (…) Elle parvient à dépasser le traditionnel cloisonnement des genres et nous transmet un message d’ordre spirituel : solitude d’un être absorbé par son activité, le rendu pictural étant l’expression de sa quête ou de son silence intérieur. Les visages ne sont pas lisses, ils marquent aussi les doutes, les incertitudes les angoisses, ils sont l’expression de toute la gamme de la psyché humaine. (…) Les effets de lumière et les rehauts de couleurs ponctuent ces tonalités, comme si elles étaient nimbées d’une étrange aura. Si l’on se contente d’un simple regard distrait, on n’y décèlera pas toute la quintessence, la toile pourrait paraitre lisse, voire distanciée ou hiératique ; il n’en est rien, ces visages ont une âme, une vie quasi charnelle, une grande densité psychologique. »

– Alain Bensoussan, janvier 2016

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Comprendre l’art contemporain ? C’est évidemment une bonne question. Mais la vraie question que l’on doit se poser est : faut-il comprendre ou savoir apprécier une œuvre d’art ?

En fait, il n’est pas indispensable d’avoir des notions en histoire de l’art pour aimer l’art contemporain ! Par contre, pour apprécier une œuvre d’art, il faut la ressentir et ce sentiment ne peut se développer que par la répétition, c’est pourquoi, nous avons lancé notre chaîne You Tube intitulée « Aimer l’art contemporain? » qui vous présentera pendant l’été 2020 des artistes connus et moins connus.

Regarder une œuvre d’art, « non pas pour comprendre ou connaître, mais pour ressentir quelque chose » comme l’écrivait le peintre anglais Francis Bacon. C’est là toute la magie qui s’opère entre l’œuvre et le regardeur.

Une magie qui rend même amoureux selon une étude menée par des neurobiologistes à Londres en 2012. Alors si l’art stimule nos émotions intimes et profondes, nous allons vous aider à regarder autrement, à façonner votre œil, en allant chercher au plus profond de vous-même cette petite étincelle qui vous permettra tout simplement de juger par vous-même si vous aimez l’art contemporain ou non, ou plus précisément si vous appréciez l’œuvre présentée ou non.

Tous les jeudis de Juin et Juillet, nous vous proposons un rendez-vous avec un artiste ! Un voyage artistique et instructif sous forme de vidéo à partager sans modération en famille, entre amis ! À bientôt sur la chaîne You Tube de la Galerie Charron.

Christo et Jeanne Claude, Le Pont-Neuf empaqueté 1984

En parallèle du Centre Pompidou, voici quelques oeuvres du couple mythique Christo et Jeanne-Claude sous un nouveau format vidéo magazine.

Nouvelles technologies obligent, il semble que d’après des études comportementales, les individus ne prennent plus le temps de lire mais préfèrent plutôt regarder des vidéos ou bien  écouter des Podcasts, ce qui m’amène à vous faire découvrir aujourd’hui ma nouvelle formule de newsletter mensuelle remixée au goût du jour.

Nous voici déjà en mars et en raison du Coronavirus, plusieurs évènement sportifs, culturels et festifs ont été reportés ou annulés. Comme vous pouvez le constater, de mon côté, j’ai décidé malgré tout de garder ma positive attitude et de vous parler d’un beau projet qui va se réaliser enfin ! Après une soixantaine d’années d’attente, Christo revient à Paris pour enfin donner vie à son rêve et celui de sa partenaire Jeanne-Claude : recouvrir d’une toile géante l’un de nos monuments emblématiques : l’Arc de Triomphe. Alors save the date comme on dit car cela se passera cet automne du 19 septembre au 4 octobre et ne sera visible qu’une petite quinzaine de jours.

Vous faisiez d’ailleurs peut-être partie des 3 millions de personnes qui se sont déplacées du monde entier à Paris en septembre 1985 pour admirer le Pont-Neuf, plus vieux pont de la Capitale parisienne empaqueté par Christo et Jeanne Claude dans un polyester jaune-ocre éblouissant. Cette installation avait nécessité alors 40 000 mètres carrés de toile et 12 tonnes de câbles d’acier. Cette fois ci, l’œuvre éphémère de l’Arc de Triomphe empaqueté nécessitera 25 000 mètres carrés de toile mais beaucoup plus lourde, recyclable en polypropylène de couleur argent bleuté et 7 000 mètres de corde rouge et aussi l’assistance d’une quarantaine d’alpinistes, et oui pour empaqueter le tout !

Pour fêter cet évènement majeur, une rétrospective sur le couple légendaire d’artistes contemporains Christo et Jeanne Claude débutera le 18 mars prochain au Centre Pompidou et retracera leur période parisienne artistique avec l’histoire du projet du « Pont-Neuf empaqueté » bien-sûr.

Je vous laisse maintenant découvrir les travaux de Christo que nous avons à la Galerie Charron. Tous sont signés par l’artiste et encadrés. Ils se rapportent aux Projets du « Pont-Neuf empaqueté », au « Reichstag empaqueté » ainsi qu’à la série Store Front, travaux emblématiques de Christo et certains originaux se trouvent dans la collection du musée de Berlin ou de la Collection du Musée Würth.

N’hésitez pas à revenir vers moi pour plus de détails soit par mail, soit par téléphone et à vous inscrire sur le site web de la galerie charron pour recevoir la prochaine newsletter.

J’espère que ce nouveau format newsletter vous a plu et vous dis à bientôt !

NB: Cet article a été publié le 5 mars 2020 avant la disparition de Christo le 31 mai 2020 à New York.

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Andreas Lau

homme au musée Wurth

Les oeuvres de notre artiste peintre allemand Andreas Lau font partie prenante de la prestigieuse exposition annuelle du Musée Würth !​

Du 30 Septembre 2019 au  20 Septembre 2020, les peintures de Andreas Lau seront exposées auprès d’artistes de renommée mondiale tels que, entre autre :  • Georg Baselitz • Joseph Beuys •  Daniel Buren • Alexander Calder • Christo • Tony Cragg • Jörg Immendorff • Alex Katz • Anselm Kiefer • Per Kirkeby  • Markus Lüpertz • David Lynch • Paul McCarthy • Jonathan Meese • Robert Motherwell • David Nash • Albert Oehlen • A. R. Penck  • Arnulf Rainer • Neo Rauch • Robert Rauschenberg • Gerhard Richter • Julian Schnabel  • Pierre Soulages • Frank Stella • Günther Uecker

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Mickael Doucet

La série « canoé orange » de Mickaël Doucet est à la fois une référence à l’oeuvre de *Peter Doig, qui agit comme un repère visuel dans le monde de l’art et en même temps ce n’est pas tant un hommage qu’une sorte de gimmick qui pousse le regardeur dans son retranchement le plus rêveur. Finalement, nous avons tous un canoë orange quelque part qui nous attend …c’est l’idée de cette petite partie de nous-même réconfortante, un peu mélancolique, un peu poétique,  un peu tendre…  Une magie accentuée par les fenêtres, travaillées de manières plus légères tel Henri Matisse avec un rapport paysage et intérieur. Le tableau dans le tableau ou une vision fantasmée d’un paysage analeptique… Une histoire commence, se dessine ou se termine, « c’est toi qui décide » comme se plaît à dire l’artiste.Les peintures de Mickaël Doucet sont une expression artistique de la littérature si chère à l’artiste, qui selon lui est un témoignage permanent à l’art comme discipline qui élève l’humanité spirituellement.

Jesper Bläder

 » Keep on Running « . Jesper Blåder peint des atmosphères sombres et intrigantes, voire angoissantes, sur lesquelles semble peser une menace imminente. Il plonge le regardeur dans une ambiance mystérieuse avec des personnages que l’on retrouve de toiles en toiles, ou des paysages aux architectures tout aussi énigmatiques. Les spécificités techniques de la peinture de Blåder font la force de ses toiles. Ainsi, l’usage de la touche par aplats et le recourt aux tons acides donnent aux peintures toute leur puissance visuelle. L’univers imaginé par l’artiste évoque l’esthétique du Street art, et le monde du jeux vidéo. Des effets tels que la pixellisation, le flou ou la déformation des visages donnent l’impression de voir les toiles à travers un écran défectueux. L’artiste se livre ainsi à un véritable jeu avec l’image, la composition et l’espace. Récemment, la peinture de Jesper Blåder prend un nouveau tournant. Il se met à composer ses toiles de plusieurs panneaux juxtaposés, donnant à son travail un nouvel aspect sculptural. Cette forme des cadres, désormais irrégulière, intensifie la sensation de mystère puisque la scène paraît se poursuivre hors-champs, amenant l’observateur à se demander ce qui se cache au-delà du cadre.

Georges Noël

 » Palimpsestes « .Georges Noël a inventé un support personnel que l’on retrouvera tout au long de son oeuvre: un mélange de pigments purs, de sable et de colle qui produit une surface brute, granuleuse ou veloutée, selon la volonté de l’artiste. Cette matière se prête à son écriture sous toutes ses formes, qu’elle court en surface ou qu’elle y soit incise, ou bien qu’elle arrache ou triture les fonds. Son vocabulaire de signes, mystérieux et magiques, porte l’empreinte de sa fascination pour les cultures préhistoriques, archaïques et tribales. Dans ces “Palimpsestes,” terme cher à l’artiste, la matière et les signes sont, par leur superposition et leur effacement successifs, l’expression de couches de mémoire, d’émotions, et de sens.

(source : site officiel de l’artiste)

Jan Voss

« Un allemand parisien »; Jan Voss c’est avant tout le voyage : de la Turquie à Paris, cet artiste allemand ne cesse de nous émerveiller. Son oeuvre est en mouvement perpétuel. Des lignes et des formes qui se juxtaposent, qui s’arrêtent. L’objectif est de rendre un tableau immobile en une activité déconcertante. En mélangeant collage et autres assemblages complexes, Jan Voss nous emmène dans ses humeurs et ses représentations diverses de la vie. L’influence de la Figuration Narrative est bien présente dans ses oeuvres. Celles ci nous racontent des histoires à travers des silhouettes d’animaux ou d’hommes et de femmes. Mais peu à peu, des signes noirs viennent saturés les lignes aquarellées. Jan Voss se découvre alors sous de nouveaux aspects et de nouveaux matériaux. Dans les années 1980, il commencera à sculpter. Décliner son langage lui permet une plus grande liberté d’expression. On pourrait évoquer des signes proches du graffiti. L’important pour lui est de faire sortir l’enfant à l’imagination débordante qui réside en nous. Nous ramener naïvement à voyager à travers les contes que nous dictent ses oeuvres.

Mickael Doucet

Huile sur papier

 » Lascaux  » : Après le succès de l’exposition thématique Lascaux China 2018 à Wuhan et Hangzhou (Chine) au début de l’été 2018, la Galerie Charron a choisi de proposer en France la variation sur le même thème intitulé Lascaux Paris 2018. Elle présentera exclusivement une exposition d’huiles sur papiers sous forme de petits triptyques et de diptyques aux allures d’intérieurs de grottes contemporaines, comme l’a imaginé et conçu le peintre Mickaël Doucet…

Au moment où l’Humain a trouvé le moyen d’exprimer par le dessin ses sensations ou ses émotions, il a noirci les murs des cavernes et des grottes de son environnement … Nous connaissons tous les fabuleux témoignages de ces milliers d’années passées, empreintes des hommes préhistoriques laissées sur les murs des célèbres grottes de Lascaux, Altamira ou encore plus récemment la grotte de Chauvet en France. Cette envie impérieuse de communiquer, par des dessins sur des parois, restera peut-être à jamais baignée de mystère. La première apparition de l’Art se situe donc il y a entre 35 et 40.000 ans : l’Art pariétal. Il s’est développé depuis, à travers des dizaines de civilisations différentes : de l’empire Byzantin à l’Egypte ancienne, en passant par la Grèce antique et bien sûr la Chine. Autant de témoignages de la créativité humaine au fil des siècles, à travers des cultures et d’approches spirituelles différentes …Du charbon de fusains sur les murs ingrats des cavernes, aux hiéroglyphes tracés précisément sur les papyrus égyptiens, en passant par les célèbres encres de chine créées avec grâce sur le papier de riz, les moyens d’expressions sont devenus nombreux et complexes.

La série Lascaux Paris 2018 est un travail d’équilibre pictural ; elle s’articule autour du thème des vestiges picturaux des grottes préhistoriques, par la représentation au fusain et à la craie noire sur des murs blancs d’habitations très contemporaines de dessins d’animaux ; le peintre a voulu une version très graphique de ces animaux représentés qui rappellent bien évidemment les dessins des cavernes mais avec une touche plus asiatique.

Cette série Lascaux est d’ailleurs dans la continuité de la série précédente nommée Shao Huo où ces êtres de papier, tels des totems ou des sculptures étranges et cathartiques venaient hanter les feuillages extérieurs aux habitations rassurantes. On retrouve dans la nouvelle série les vestiges des plantes de la série précédentes, cette fois mis en scène avec grâce et une certaine idée de la beauté, de l’agencement, de l’harmonie avec les meubles chers à Mickaël Doucet, les tapis chamarrés aux motifs divers ou les chaises que l’on retrouve maintenant dans ses œuvres comme une réelle signature. Le tout est composé de manière à laisser circuler la vie dans l’œuvre, comme un souffle de l’esprit venant habiter le papier sur lequel la peinture vient marquer son empreinte.

Mickaël Doucet

Peinture sur papier

« PréambuLLe » est un solo show et le titre d’une belle exposition regroupant quelques grandes oeuvres phares de différentes séries de l’artiste peintre Mickaël Doucet.

Rayk Goetze

Exposition  » Héroïne « . L’art de Rayk Goetze fusionne différentes techniques de peinture et se place entre la figuration et l’abstraction. On peut le comparer à des collages dynamiques pleins de vitalité. L’artiste fait référence à la peinture de la Renaissance dans ses œuvres composites qui portent un regard ironique sur le monde contemporain.

​Les peintures figuratives de Rayk Goetze sont une succession de fenêtres ouvertes avec leur propre intensité nous invitant à une quête picturale. Il crée des connotations actualisées dans un cadre historique, sans pour autant nier ses vieilles tendances magistrales, mais en leur permettant d’interagir dans une compréhension progressive de celle-ci. Ceci est peut-être comparable à un palimpseste, dont le processus de réécriture rend une nouvelle création possible. De cette façon, Goetze tend à transformer sa technique de peinture de motif dans un discours dialectique, en utilisant une conception de surface différenciée.

Julia Weber M.A.

Alexandre Bour

ILLUmine – ILLUsion // Alexandre Bour

RDV en galerie pour la Nocturne du 14.06 en collaboration avec les Jeudi Arty pour découvrir les oeuvres aériennes de notre sculpteur fétiche et poétique Alexandre Bour.

Les sculptures d’Alexandre Bour sont composées de matériaux bruts et d’installations de lumières jouant sur les ombres portées. Comme transparentes et néanmoins habitées, ses œuvres flottent en apesanteur. En suspendant ces silhouettes de fils métalliques, l’artiste créé un monde de douceur et de légèreté. La prouesse de sa technique est mise en valeur grâce au jeu de clair-obscur qui dévoile la délicatesse de chaque pièce, tout en révolutionnant la conception que l’on se fait des œuvres d’art. Il compose avec des éléments insaisissables tel que l’ombre et la lumière.

Alexandre Bour livre avec douceur l’assujettissement du fil de fer. Dompté par la légèreté d’un doigté artisanal le fil se cambre, danse et se courbe sous les mains de son créateur. L’objet final après cette lutte de matière prend la forme d’installations aériennes de personnages suspendus, composés de métal, d’ombre et de lumière qui transcendent la perception du spectateur dans l’espace. Ce sculpteur français met en scène une habile chorégraphie mêlant à la fois le devenir du fil de fer qui s’entrelace et également la gestuelle du curieux amené à valser autour de l’objet pour le découvrir sous toutes ses facettes. Ainsi lorsque le spectateur contemple ces personnages virevoltant dans l’espace aérien, son regard est également transcendé par cette présence parallèle de l’ombre qui se reflète sur le mur, créant une perception subjective de plusieurs réalités en interaction. Cette « ombre-reflet » est également appelée « skia » dans la Grèce antique. Le dédoublement de la ligne induit par l’ombre portée donne une lecture dynamique en deux points de vue différents sur un même objet. La sculpture devient un véritable dessin dans l’espace, elle est alors pensée en termes de structure. La production de ces croquis en volume est le résultat d’un travail complexe de projection, passant par l’influence réciproque de la technique et du dessin. Cette pratique artistique cache un travail minutieux et délicat.

Cette ré-introduction de l’ombre comme constituant à part entière de l’objet d’art renvoie au mythe précurseur de l’histoire de la représentation figurée. On raconte, quelques siècles avant J.C., l’histoire d’une jeune fille du village de Dibutade qui, pour ne pas oublier le visage de son amant partant à l’étranger, « entoura d’une ligne l’ombre de son visage, projetée sur le mur par la lumière d’une lanterne ». De fait Alexandre Bour avec romantisme et virtuosité capture les mouvements du corps pour donner vie à des histoires et à des personnages qui semblent sortis tout droit d’un rêve. L’artiste représente avec réalisme des visages, des corps mais aussi la faune et la flore. L’harmonie des lignes met en lumière une justesse d’expression. Ses personnages ont un caractère anecdotique, mis en scène tels des micro-récits. L’artiste propose ainsi une invitation au voyage à celui qui pose son regard sur ces œuvres.

Stani

Lors de son exposition intitulée « Rings of Fire » l’artiste Stani se réinvente en utilisant un support inhabituel : des peaux de batterie. Ces plateaux circulaires en matière synthétiques sont initialement utilisés pour des instruments de musique. Ces nouvelles œuvres font écho en particulier à la culture électronique berlinoise, car l’artiste est un grand passionné de musique.

Stani est un artiste qui a su développer une approche esthétique qui lui est propre. Malgré un univers très personnel, il puise ses références chez des grands maîtres comme Basquiat. L’emploi de couleurs vives et contrastées associées à une ligne graphique et dynamique apportent de la profondeur à ses toiles. La combinaison de l’acrylique et du pastel crée une pigmentation riche et généreuse mettant en lumière les personnages de ses œuvres.

A mi-chemin entre l’art brut et l’art urbain, Stani donne du rythme à ses peintures en y ajoutant des mots à la craie, semblables à des griffonnages juvéniles créant ainsi un langage universel imprégné de la rue. Cet artiste entretient une fascination pour les lettres, les mots. Ces écritures ne sont pas dénuées de sens, elles sont chargées de significations cachées. Nous pouvons citer en exemple le mot « wild » qui est présent à plusieurs reprises dans ses peintures ou encore le mot « emotion » utilisé à fin satirique dans sa peinture « King robot ».

D’un geste instinctif et énergique il dépeint son quotidien, conférant à ses toiles un caractère autobiographique. C’est dans la rue, au gré de ses rencontres, de ses voyages et de son ressenti que Stani alimente son art et trouve une abondance de supports. Ses œuvres font donc écho à son passé. Il improvise à partir de sujets récurrents comme par exemple son chien Doggy ou bien son inspiration féminine et muse Tina.

Il choisit de développer une écriture libre, primitive et anarchique pour évoquer la culture populaire, l’art urbain et l’énergie de la rue. Les formes géométriques créent un univers robotique. Le primitivisme pictural dialogue avec un univers post-moderne.

Ses œuvres sont non seulement esthétiques mais thématiques. Il aborde des faits sociétaux avec un ton léger afin de faire passer et exprimer des messages libertaires. L’artiste utilise son art comme médium de communication pour exprimer sa philosophie de vie et ses rébellions contre la société moderne. En effet, nous pouvons penser à la phrase « life is a fake » tirée du tableau « Music Paradise ».

Pour la série « Rings of Fire », l’artiste se renouvelle en peignant sur un support atypique, celui de plateaux circulaires en peaux synthétiques qui sont initialement utilisés pour des instruments musicaux comme la batterie. Ces nouvelles œuvres font écho en particulier à la culture électronique berlinoise.

Jazzu

Ecce Homo :

Peu importe l’endroit où se trouve le spectateur lorsqu’il est confronté visuellement aux productions de l’artiste peintre Jazzu, il a soudainement l’impression d’être parachuté dans une sphère spatio-temporelle et de faire partie de cette bande de jeunes adolescents découvrant les peintures rupestres des grottes de Lascaux. Les créations de cet artiste baroudeur sont riches, denses, signifiantes à la manière de l’expression écrite des premiers hommes. De manière libre et fusionnelle, l’artiste transfigure sur la toile les ressentis de sa condition humaine. On y voit des visages, des corps de femmes et d’hommes, des animaux, des symboles, des mots, des lettres, des chiffres. Dans les peintures de Jazzu – à la manière de Champollion découvrant les hiéroglyphes – le commun des mortels scrute avec réminiscence ces éléments leurs permettant de construire leurs propres mythologies. Les écritures calligraphiées, les variations des tracés, les marques de main, les gribouillis, l’utilisation d’une palette de couleurs diversifiées et les symboles réunis par l’artiste convoquent la sensibilité d’une mémoire collective. Certains peuvent y voir des références à l’histoire – celle historique mais aussi artistique, des allusions à l’actualité contemporaine comme d’autres peuvent y projeter leurs histoires personnelles. Cette peinture libre, brute, spontanée, en plus d’être l’héritière des peintures rupestres des premiers hommes, peut également être vue comme un hommage au style de l’art urbain, celui : du graff, des tags, du street-art, des cris insoumis et révolutionnaires, des actions insubordonnées. Jazzu s’empare de la toile comme un graffeur de son mur. Il marque son territoire, il immortalise son idéologie et ses prises de position. Il rend visible son ressenti face au monde de manière anarchique et onirique.

L’esthétique des toiles se caractérise par une volonté de « all-over », le sujet de la peinture semble s’extraire des carcans du tableau, continuer au-delà des limites du châssis dans le hors-champs. Cette technique dynamise et rend vivante les productions de l’artiste dont la cadence semble rythmée par les aléas, les imprévus et les débordements de nos quotidiens. A l’instar de son homologue Basquiat, les toiles de Jazzu sont de différents formats, la tradition de la perspective et de la profondeur est bafouée au profit d’une expérimentation plane du sujet central de la peinture, la griffe du dessin est rapide, impulsive, émancipée, variée et les thèmes sont inspirés par les aspects véraces et voraces de la vie. Jazzu est un de ces artistes modernes dont la soi-disant simplicité à user de la peinture comme exutoire continue de faire rêver.

Sabine Christmann

Dans cette nouvelle série intitulée « Face aux reflets », Sabine Christmann dispose avec harmonie et ingéniosité des objets de la vie quotidienne tels que des sacs publicitaires, des bouteilles et des produits alimentaires sur des fonds épurés, tout en jouant avec les reflets. Optant pour une représentation hyperréaliste, elle propose aux spectateurs des éléments inhabituellement représentés en peinture, extirpés de leur contexte, tout en travaillant sur le rendu et la texture du verre, du papier froissé et de la transparence. Les tons froids et les bleus dominent ces compositions qui rappellent des natures mortes modernisées, où il ne reste plus que l’emballage et la marque, symboles de la consommation occidentale. Les objets sont positionnés sur une surface jouant un rôle de miroir, et l’attention se porte sur les lignes créées par ce dédoublement ainsi sur les ombres. Il y a une véritable interaction entre les éléments qui semblent avoir été posés là par hasard, et une nouvelle considération des objets auxquels l’artiste confère une dimension artistique. Sabine Christmann ne se focalise pas sur une quête d’objectivité, mais sur l’interaction entre la perception objective et subjective, et sur le rendu général donné par des éléments individuels. Ces derniers sont assemblés pour créer de petites histoires tout en faisant appel à la réalité propre de chacun, ce qui permet d’étendre la signification donnée par l’artiste elle-même. Les objets de tous les jours apparaissent comme des personnages sur scène, ils prennent des attitudes, cherchent la proximité ou la distance, même si leur position est fixée dès le début, le processus de peinture n’est jamais planifié et laisse des traces visibles sur la surface rugueuse.

« Dans le calme, les objets du monde des consommateurs apparaissent comme des personnes sur une scène. La «pièce» qu’ils jouent demeure ambiguë et intrigante. La peinture elle-même, qui est sensible dans sa matérialité et dans les stimuli de surface, ainsi que l’emploi de sa propre perception sont d’une importance capitale pour moi. »

Les histoires inventées par Sabine Christmann sont variées, parfois intentionnelles ou coïncidentes en fonction de la personne qui contemple son œuvre. L’artiste revendique l’impossibilité d’une représentation objective en peinture, qui au contraire est porteuse de la subjectivité qui s’écoule involontairement pendant le processus de création.

Cette exposition a fait l’objet d’un article de Jean Paul Gavard Perret, critique littéraire et d’art contemporain dans Carnet d’art

Vicenta Valenciano

  • Née en 1970 sur l’île ensoleillée de Majorque, elle aime l’art et les mathématiques depuis l’enfance. Elle est diplômée de Central Saint Martins en 2005.

Exposition « Trangression »​ du 25 janvier au 24 février 2018

 » Je suis profondément inspirée par notre société qui est souvent le thème de mes œuvres. Depuis 2009 je travaille sur un concept que j’appelle la « Liquid painting ». Elle est née de la nécessité d’exprimer les nouvelles caractéristiques de la société contemporaine. Elle est fortement influencée par le concept de Modernité Liquide de Zygmunt Bauman, qui décrit la métamorphose de la modernité, passant d’une phase solide à une phase liquide, caractérisée par une société qui a perdu ses repères solides et est en changement constant. Les individus, pour suivre, doivent devenir liquides. De même, mes Liquid Paintings ont perdu la partie qui pourrait leur donner toute la solidité, à savoir: leur support. Il n’y a donc plus de toile, bois, papier ou autre pour garder la peinture en forme. L’œuvre est libre de s’adapter à n’importe quelle forme sur laquelle elle repose ou elle peut être juste pendue seule. Dans le figuratif ou l’abstrait, elle devient sujet et matière. Je me sers de cela, pour mener une exploration picturale sur la physicalité de la peinture même et sa relation inhérente avec la lumière, créant, parfois de formes et volumes en la réintégrant au support grâce à des épingles, colles, etc., d’autres fois, cherchant des nouvelles relations entre peinture et support, ou encore, juste dévoilant sa condition de surface contenant du processus créatif du dessin initial à l’image finale. « 

Rafiy Okefolahan

« Les faits divers » sont généralement appréhendés du côté du spectaculaire. Ils restent dans les mémoires en tant qu’événement marquant qui a fait la une. Relatés par les médias comme pour en faire une fiction attrayante, ils finissent dénués d’humanité. Avec la série « Faits divers », Rafiy nous propose de nous pencher sur la cause des faits divers et non leurs conséquences tragiques, qui est généralement le fait d’un peuple qui souffre. Rafiy est un intranquille qui capte les mouvements du monde et travaille autour de l’humain pris au piège de l’histoire, du quotidien, de l’existence. Il nous incite ainsi à un devoir de mémoire différent de celui proposé par les outils de communication médiatiques.

Mickaël Doucet

grande peinture

Shao Huo, la dernière série du peintre français Mickaël Doucet. Cette appellation mystérieuse trouve son origine dans la culture chinoise du XIXe siècle, désignant les figurines de papier qui symbolisaient la vie des défunts et qui étaient brûlées lors de leurs funérailles.

Au-delà des mots, le peintre dévoile un nouvel univers, tout aussi énigmatique que ce titre le présageait. Comme à son habitude, Mickaël Doucet offre à la vue des morceaux d’espaces, évoquant subtilement ici et là des questionnements inhérents à la condition humaine, mais la rupture avec sa série précédente des Villégiatures est bel et bien consommée.

Le peintre montre un aspect différent de ses villas, plus intime et plus profond, comme si l’observateur avait enfin pu pénétrer ces espaces lisses. On quitte les grandes surfaces carrelés et bétonnés des Villégiatures et leurs perspectives sans fins pour rejoindre des pièces plus familières, dans lesquels on retrouve le goût de l’artiste pour le mobilier design. Mickaël Doucet nous introduit presque secrètement dans des espaces réduits ; au détour d’une chambre à coucher, d’un bureau ou d’un boudoir.

Le contraste entre l’espace clos intérieur et l’immensité extérieure fait naître l’angoisse d’une menace imminente. On ne se focalise plus sur l’intérieur, on le confronte à l’extérieur, comme une nouvelle possibilité, une échappée… ou bien une brèche dans la forteresse humaine. Les baies vitrées ont toujours ce même rôle transitoire entre deux mondes, mais dont la fragilité annonce la prise de dessus imminente de l’un sur l’autre. Celles-ci laissent filtrer la lumière, élément plastique primordial pour la technique du peintre qui met en place des jeux de textures et de profondeurs. Les Shao Huo évoqués dans le titre de la série sont incarnés par la présence d’origamis qui se dissimulent dans une végétation luxuriante ou pour certains qui ont déjà pénétré le monde intérieur. Les courbes offertes par les éléments de végétation viennent perturber la linéarité des intérieurs. De la même manière, le silence et l’immobilité des intérieurs semblent contrebalancés par l’extérieur indompté et l’apparition des origamis. L’équilibre est bouleversé, les Shao Huo se sont introduits à l’intérieur par les issues laissées délibérément ouvertes par l’artiste.

Les Shao Huo peuvent être perçus comme des allégories de la violence et de la mort, données indissociables de l’humanité, et bien en accord avec leur fonction funéraire initiale. Ces créatures de papier paraissent être porteuses d’une nouvelle angoissante, celle d’une apocalypse à venir. Tels des émissaires du chaos, les origamis donnent toute leur puissance suggestive aux toiles et nourrissent le récit de l’artiste. Celui-ci complexifie sa grille de lecture et introduit des références à une mythologie universelle. Il refuse pourtant l’idée d’une opposition binaire entre vie et mort, laissant à l’observateur son droit à l’interprétation et au questionnement. Après tout, cela ne pourrait être qu’un mauvais rêve…


Shao Huo is the title of the latest series of works by the French painter Mickaël Doucet. Its mysterious name finds its origin in the Chinese culture of the XIXth century, for the paper figurines which symbolized the life of the dead and which were burned during their burial.

The painter reveals a new universe that is beyond words and as enigmatic as the title portends. As usual, Mickaël Doucet offers the spectator pieces of space, by subtly evoking here and there an inherent questioning of the human condition, but the break with his previous series of Villégiatures (Resorts) is indeed compete.

The painter shows a different aspect to that of his villas – one that is more intimate and deeper, as if the observer had finally been able to penetrate into these smooth spaces. We leave the large tiled and grey concrete floors of the last series and their perspectives without purposes to join more familiar rooms, in which we find the taste of the artist for designer furniture. Mickaël Doucet introduces us almost secretly into reduced spaces, through a bedroom, office or boudoir.

The contrast between the closed internal space and the outer immensity creates the anxiety of an imminent threat. We do not focus any more on the inside; we confront it with the outside, as a new possibility, a breakaway … or a breach in the human fortress.

Bay windows have always the same passing register between two worlds, but whose fragility announces the imminent influence of one on the other.

The windows let light filter through – an essential plastic element for the technique of the painter who establishes a play of textures and depths. The Shao Huo mentioned in the title of the series are embodied by the appearance of origamis which hide themselves in a luxuriant vegetation or, in some cases, have already penetrated into the inner world. Curves offered by the elements of vegetation disrupt the indoor linearity. In the same way, the silence and stillness of the interior seem offset by untamed outsides and the apparition of origamis. The balance is upset, The Shao Huo were inserted through entries deliberately left open by the artist.

The Shao Huo can be perceived as allegories of violence and death – inseparable ingredients of humanity, following their initial funeral function. These paper creatures seem to be the source of an alarming event, an imminent apocalypse. Like envoys of chaos, origamis give all their suggestive power to the paintings and nurture the statement of the artist. This one makes the interpretation more complex and introduces references to a universal mythology. He nevertheless refuses the idea of a binary opposition between life and death, leaving interpretation and questioning for the observer. After all, it could just be a bad dream…

Jazzu

Peintre français né en 1983, Jazzu est la signature d’un autodidacte dont la modestie fait frontière avec la timidité.

Jazzu peint comme il respire, par-delà les filiations, les courants et les codes. C’est donc probablement la vitalité et la sincérité de son geste, qui ont déjà mené galeristes et vendeurs à faire cohabiter ses toiles avec celle de Combas ou de Speedy Graphito.

Pas de posture dans sa peinture, pas de préméditation, Jazzu est un instinctif qui travaille le ressenti dans une alchimie de couleurs et de matière que lui dictent ses sujets. Porté par la nécessité de traduire ce qu’il perçoit de l’actualité culturelle et politique de notre époque, on pourrait dire de sa peinture qu’elle est brute au sens primitif de l’acte pourtant elle sait se faire sensuelle en texture, parfois même épidermique tant il y a d’humain dans le trait.

Rayk Goetze

Les univers parallèles de Rayk Goetze

 Avec « Barbaric Splendour » Rayk Goetze crée un univers étrange : les personnages se détachent sur des fonds abstraits prêts à les ensevelir. Il s’agit moins d’une matérialisation de l’être et d’une dématérialisation du monde que la mise en abîme du premier dans le second. La peinture trouve là une force métaphysique.

Issu de la Nouvelle Ecole de Leipzig il poursuit la recherche d’un nouveau langage pictural en s’inspirant des Maîtres de la Renaissance, du Maniérisme et du Baroque. Existe la quête de l’identité là où les êtres semblent saisis d’un arrêt sur image qui les fixe dans leurs mouvements. La solitude semble insécable de telles présences énigmatiques : impressionnisme, expressionnisme et abstraction se mêlent superbement dans un monde aussi ténébreux que luminescent.

L’œuvre est intelligente, impertinente voire fracassante et parfois drôle mais au second degré. Il ne s’agit plus de mettre sur la rétine du postiche ou du fantasme dans le mental. La surface n’est plus l’infirmière impeccable des identités. Elle se distend comme une peau usée là où l’imaginaire ne cesse de la tarauder. Tout se met à flotter, à fluctuer en diverses dérives qui ouvrent des seuils. L’image par ses effets de franges et de torsions les franchit.

Jean-Paul Gavard-Perret

Publication L’internaute, Jean-Paul Gavard-Perret, le 08/05/2017.

Walter Stöhrer

 

 

 

 

 

 

 

WALTER STÖHRER« LA FUREUR DU GESTE »

Né le 15 Janvier 1937 à Stuttgart et mort le 10 avril 2000 à Scholderup, Walter Stöhrer entreprend initialement une formation de graphiste publicitaire, de 1952 à 1954, avant de rejoindre l’Académie des Arts de Karlsruhe en 1955. Il y suit les cours de HAP Grieshaber et embrasse le mouvement de la Nouvelle Figuration, s’opposant alors à l’abstraction, mouvement dominant de l’époque. Influencé par le mouvement CoBrA, les « dessins psychanalytiques » de Pollock ou encore Dubuffet ou l’art brut, il développe dans sa peinture et sa gravure un geste rapide, furieux, entre composition et spontanéité.

Si ses toiles viennent immédiatement à l’esprit, ses créations plus graphiques, notamment ses gravures, ne doivent pas être omises. Son œuvre demeure résolument unique dans l’art du XXe siècle et a eu une grande influence sur la création artistique de l’époque.

En 1959, il s’installe définitivement à Berlin. De 1981 à 1982, il est convié par l’UdK, l’Université des Arts de Berlin pour enseigner en tant que professeur invité. En 1984, il devient membre de l’Académie des Arts de Berlin et en 1986 enseigne en tant que professeur agréé de l’Université des Beaux-Arts de Berlin.

Entre 1962 et 2000, il a gagné de nombreux prix en Allemagne, en France et en Italie. Ses œuvres sont exposées dans de nombreux Musées et Institutions aux U.S.A., en Allemagne et au Danemark. En 1999, la Fondation a été créée à son nom.

« Écriture et Poésie : le geste maîtrisé »

Dans la mouvance de la prestigieuse rétrospective consacrée à Cy Twombly au Centre Pompidou, la Galerie Charron a le privilège de présenter sept lithographies de l’artiste, tirées du portfolio « Six Latin Writers and Poets », réalisé en 1975 et publié en 1976. La galerie Charron propose avec cette exposition intitulée « Ecriture et poésie, le geste maîtrisé » un questionnement autour du signe, du trait et du mot, à travers les démarches de Cy Twombly, Walter Stöhrer et László Lakner, trois poètes de la peinture de la deuxième moitié du XXe siècle.

Avec ce portfolio, Cy Twombly rend hommage aux Anciens par le biais de références à la littérature antique. Témoignage de la passion de l’artiste pour les ressources mythologiques, il en dresse un savant mélange entre élaboration de l’écriture et inspiration du mythe, faisant émerger les six noms de ces poètes et écrivains latins. Tantôt limpide et assuré, tantôt d’un aspect plus tourmenté, avec des superpositions d’écritures, ce style n’est pas sans rappeler les travaux de László Lakner et Walter Stöhrer. L’œuvre de ces artistes constitue une réflexion constante sur la tension entre abstraction et figuration. Elle vient également imposer le geste en tant que nouvelle forme d’écriture, avec toujours, à l’origine, le lyrisme. Bien loin de son aspect informatif premier, le mot apparaît alors comme un espace de liberté plastique et se trouve au cœur de la composition spatiale de l’œuvre. Face à ces tableaux, le regardeur se trouve dans une condition où l’affect prime et peut laisser libre court à son imaginaire face au mot et ce qu’il évoque.

Walter Stöhrer, dont la technique évoque les premiers travaux de Cy Twombly, vient insuffler sa poésie au sein d’une peinture voluptueuse et mouvementée, où des figures incomplètes se mêlent à un alphabet pour former ses « Malerei und Grafik » (Peinture et Graphisme). Le « Schopenhauer » de László Lakner, pour qui la gestuelle de l’écriture est fondamentale – et souvent monumentale – se veut quant à lui esquisse de lettre, faite d’une graphie combinée à une composition spatiale toute particulière.

L’exposition « Écriture et Poésie : le geste maîtrisé » vient présenter la rencontre de cette nouvelle écriture avec le pictural : le graphème, à l’origine de la peinture, du dessin et de l’écriture, n’est rien d’autre qu’un signe. Les espaces complexes, savamment composés tout en laissant place à la spontanéité, associent linéarité brute, chiffres, et explosions de couleurs, révélant au fil des coulures toute l’expressivité de ces artistes révolutionnaires.

Francky Criquet

« Le Minotaure emblématique » de l’artiste peintre Francky Criquet

Tout jeune, il se passionne pour les objets d’art de toutes sortes qu’il voit passer autour de lui et notamment pour les dessins et les peintures. Cette expérience le marque pour toujours et fait naître en lui le désir de dessiner, de peindre et de modeler pour son pur plaisir avec un grand talent précoce.

En 1978, à dix ans, il réalise pour l’école primaire de Verron où il est élève, une fresque murale. Il en peint une autre pour son collège en 1980. Cette année-là, il a douze ans, il gagne le premier prix du concours de la Jeune Peinture organisé par la ville du Mans. Ses dessins sont exposés l’année d’après à la mairie de La Flèche.

Francky Criquet mène son propre apprentissage en restaurant et en retouchant gravures et peintures sur le chantier familial.

Dès ses 18 ans, il se décide à vendre de l’antiquité sur de nombreux marchés et salons d’antiquaires. Il lui arrive parfois de restaurer des tableaux anciens pour des antiquaires. Certains tableaux finissent exposés dans des musées, comme à Nantes, ou chez des collectionneurs.

À côté de ce travail, il écrit de la poésie, des nouvelles, s’intéresse au théâtre, donne des cours, dessine, peint, sculpte, fait de la céramique et expose à Nantes (aux Transbordeurs en 1980, à l’Atelier La Gobretière en 1992-93, à Atelier d’Art d’Art en 1993-94).
En 1995, Francky Criquet part pour l’Espagne où il travaille une année en Andalousie. Il peint dans l’atelier de Julio Fernandez Ceballos Montalban qui devient son maître de peinture. L’année suivante, c’est vers l’Angleterre qu’il émigre. Il y réalise plus de trois cents tableaux qui seront vendus plus tard aux États Unis.

À la fin de 1996, il revient en France et se mobilise dans les travaux d’architecture et de réhabilitation de l’espace troglodyte dont il a conçu l’aménagement dans le Maine et Loire. Ceci ne l’empêche pas de peindre et d’exposer à Paris, Lyon et Marseille. Jamais, en effet, il ne s’arrête de créer : dessin, peinture, sculpture et sont pour lui une nécessité quotidienne, une part incontournable de sa vie, également ponctuée de présentations au public, aux amateurs et collectionneurs.

En 2003, des expositions sont organisées par ses galeristes au Brésil, à l’Ambassade de France à Sao Paulo; aux Pays Bas à Megen ainsi qu’en Italie. L’année suivante, ses œuvres sont montrées à New York et à Miami. De 2005 à 2008, il expose régulièrement en Chine.   Sa galerie, Sangshan Art, organise de nombreuses expositions à Shanghaï, à Pékin et à HangZhou.

Dans la même période, il continue d’exposer dans les plus grandes villes de France : Paris, Marseille, Lyon ou La Rochelle. En 2010, il entame une collaboration avec une nouvelle galerie italienne qui lui organise plusieurs expositions en Italie, à Rome, à Montefalco et à Brescia.

Les Archives Yves Klein, avenue du Maine à Paris, organisent une exposition de ses peintures et céramiques. L’année suivante, Francky Criquet se consacre pleinement à son art en atelier, réalisant sculptures et peintures

En 2015, il reprend son indépendance et décide de travailler avec diverses galeries à Lyon, Angers et Paris. De nombreux projets sont en cours, mais c’est une autre histoire.

Manfred Hamm

die berliner Mauer, le mur de Berlin, Manfred Hamm

Manfred Hamm // La légende de la photographie allemande

PART II : THE BERLIN WALL // DIE BERLINER MAUER

La galerie Charron présente les photographies de Manfred Hamm tirées de sa série Le mur de Berlin.

« Pionnier et maître de la photographie d’architecture » selon le journal allemand Der Spiegel, Manfred Hamm, né en 1944, est devenu célèbre avec ses prises de vues de bâtiments industriels aux allures de clichés d’une archéologie contemporaine dans laquelle l’humanité aurait disparu – « les sites antiques de demain ». Manfred Hamm n’aime pas le digital. Pour lui la magie ne s’opère pas avec des photos digitales. Son secret, la patience et son amie de toujours, sa caméra Plaubel. Un travail photographique en quête d’un esthétisme, d’une extrême netteté, parfaitement éclairé et cadré avec soin avec une précision époustouflante.

Manfred Hamm est l’un des photographes qui connaît le mieux Berlin. En décembre 1976, il part avec le projet de photographier la tombe de Théodor Fontane et se retrouve devant un obstacle insurmontable qu’est le mur de Berlin. Il décide alors de prendre cet obstacle comme objectif. A partir de 1976 Manfred Hamm va documenter le mur de Berlin qui se transforme peu à peu pour lui comme une sorte de décor de théâtre avec ses graffitis et ses motifs surprenants comme par exemple le cheval qui n’a aucune idée du caractère menaçant de cet édifice mortel. Son travail photographique est un documentaire tel l’aurait fait un « ethnologue ». « Je voulais toujours être un ethnologue se confie Manfred Hamm mais l’un de mes professeurs m’en a dissuadé car j’étais trop romantique ». Manfred Hamm a su capter des instants d’histoire… durant cette période en ajoutant sa déclaration d’amour à la capitale berlinoise et sa contribution à ce bouleversement historique. Manfred Hamm a mis fin à son travail photographique quand Kodak a abandonné la production de ces pellicules si chères à Manfred Hamm, qui lui permettaient de créer une profondeur photographique jamais atteinte avec une autre pellicule.

Manfred Hamm

Manfred Hamm // La légende de la photographie allemande

PART I : INTERIORS // INNENANSICHTEN

 

La galerie Charron présente les photographies de Manfred Hamm tirées de ses séries Bibiothèques, Salles de Concert et Bourses.

« Pionnier et maître de la photographie d’architecture » selon le journal allemand Der Spiegel, Manfred Hamm est devenu célèbre avec ses prises de vues de bâtiments industriels aux allures de clichés d’une archéologie contemporaine dans laquelle l’humanité aurait disparu – « les sites antiques de demain ». Manfred Hamm n’aime pas le digital car pour lui la magie ne s’opère pas ainsi. Son secret, sa caméra « Plaubel » et son amie de toujours, la patience. Un travail photographique en quête d’un esthétisme, d’une extrême netteté, parfaitement éclairé et cadré avec soin avec une précision époustouflante. Son travail photographique est un documentaire tel l’aurait fait un « ethnologue ». « Je voulais toujours être un ethnologue » se confie Manfred Hamm « mais l’un de mes professeurs m’en a dissuadé car j’étais trop romantique ». Ainsi, il immortalise des lieux publics marquants de la société. Le photographe traduit l’amplitude de ces espaces, par nature immenses, en employant conjointement dans ses clichés la force de la couleur et la rigueur de la perspective axiale. Les lieux des clichés présentés à la galerie Charron sont vidés de toute existence humaine et photographiés de l’intérieur du bâtiment. Cela amène à reconsidérer ces « morceaux d’architectures » en dehors de toute activité humaine, voire de leur fonction habituelle. Ce focus sur les entrailles des constructions permet ainsi de voir une vision renouvelée de l’architecture, mettant en valeur la structure interne des lieux, avec une perception esthétisante et autosuffisante de l’architecture. Manfred Hamm a mis fin à son travail photographique quand Kodak a abandonné la production de ces pellicules qui lui étaient si chères et lui permettaient de créer une profondeur photographique jamais atteinte avec une autre pellicule.

Petit Jean

L’exposition « Drôle d’oiseaux » à travers les réflexions du photographe Petit jean.

Artiste français né en 1972, le photographe Petit Jean propose un univers insolite où le pigeon semble avoir remplacé l’Homme, invitant le spectateur à une immersion saisissante. Les clichés sont réalisés à partir de maquettes uniques faites entièrement à la main, qu’il photographie ensuite sans aucuns trucages, avec des temps de pose longs pour un effet plus réaliste.

En véritable scénographe, l’artiste pousse cet anthropomorphisme à son paroxysme en projetant les volatiles dans une organisation modèle, reflet de nos propres vies. Les pigeons de Petit Jean sont immortalisés lors de toute sorte d’activités : au musée, à l’hôpital, à l’hôtel, au restaurant ou encore au supermarché. En confondant notre réalité et celle des oiseaux, Petit Jean participe à la prise de conscience du changement de statut de l’animal dans nos sociétés. Il s’attache à faire évoluer notre regard face au vivant et au long chemin qu’il reste à accomplir pour reconnaitre que l’homme et l’animal ne peuvent vivre et survivre l’un sans l’autre.

La galerie Charron vous fait découvrir les oeuvres des artistes Maria De Campos, Jazzu, Thomas Mainardi, Stani et Pooshy Le Baron, réunis à l’occasion de l’exposition Outsiders dédiée à la mouvance expressionniste urbaine présentant des œuvres allant de l’art brut au pop art.

 

Cécile Decorniquet

​Les portraits que Cécile Decorniquet propose dans ses séries se jouent des limites de la représentation et nous font partager un monde onirique empreint de fantaisie et de poésie. À l’encontre du regard mélancolique, l’artiste habille, grime ces petites filles, les fait poser à la manière des grandes dames victoriennes. L’espièglerie qui s’en dégage lance un défi au spectateur. Son univers qui mélange à la fois les grands portraits de la peinture primitive flamande, de la peinture baroque espagnole et de toute évidence les photographies d’Alice Liddell de Lewis Carroll, est trompeur. Une forme d’irréalité entoure ces visages qui, du coin de l’œil, nous jettent un regard narquois. Là où la photographie imprime une forme de réalité, Cécile détourne sa fonction initiale, nous donne à voir une figure fantasmée de l’enfance et nous révèle un monde surréaliste, comme si nous étions passés de l’autre côté du miroir. Laetitia Guillemin

The portraits that Cécile Decorniquet presents in her series play with the limits of representation and share a dreamy world full of fantasy and poetry. Unlike the melancholic gaze of her Models, the artist dresses these little girls up, in the manner of tall Victorian ladies. The playfulness that radiates from the photos, challenges the viewer. Decorniquet’s universe, which mixes both the great portraits of Flemish and the Spanish Baroque paintings as well as the photographs of Alice Liddell by Lewis Carroll, is misleading. A form of unreality surrounds those faces who cast a cunning glance at us from the corner of their eyes. While photography captures a form of reality, Cécile abstracts this original function, allowing us to see a fantasized figure of childhood, revealing a surreal world as if we had passed on to the other side of a mirror. Laetitia Guillemin

 

L’exposition intitulée « Mimesis » présente deux artistes, un peintre – Mickaël Doucet et une photographe – Cerise Doucède qui s’interrogent tous deux sur l’imaginaire et le réel, le visible et l’invisible en projetant à travers deux médiums différents, la photographie et la peinture, l’invisible comme présence ou absence.

  • Dans cette série intitulée « Égarements » Cerise Doucède a voulu illustrer visuellement un panorama varié de petites hallucinations quotidiennes dont nous pouvons tous être les protagonistes, c’est à dire les moments où l’on décroche, où l‘on commence à penser à autre chose, à rêver. Les personnages sont vides en apparence, éteints mais leur esprit est pourtant en pleine ébullition, ils projettent alors sur les décors et les objets leurs fantasmes, obsessions ou leurs peurs. L’imaginaire prend alors le pas sur la réalité, l’invisible devient visible. Autour d’eux les objets prennent vie, comme par magie ils s’envolent, s’entassent, se regroupent. Ces projections de pensées permettent alors aux personnages de se déconnecter un instant de la monotonie de leur quotidien et de prendre la vie avec plus de légèreté. Chaque photo est en rapport direct avec la personne et son univers.

 

  • La série intitulée « Villégiatures » de Mickaël Doucet présente des intérieurs de villas contemporaines vidées temporairement de ses habitants. Des objets laissés pour compte ici et là, quelque peu énigmatiques, acheminent le spectateur vers une histoire extraite de sa propre imagination. Les juxtapositions d’images actuelles et de représentations fictives incitent le spectateur à se retrancher dans l’entre deux. Le spectateur est ainsi plongé à mi-chemin entre le passé et le futur tant au niveau narration qu’au niveau pictural. L’harmonie picturale de chaque toile révèle à la fois des phases contemporaines avec ses objets design et des phases anciennes au travers de ses paysages influencés par les peintres flamands. Cette perception étrange accentuée par le travail de la perspective, du plein et du vide magnifié par ses piscines à contre pied de David Hockney renforce le sentiment d’aliénation qu’on éprouve face à ses œuvres.

Stephanie de Rouge

Exposition intitulée « Paris – New York »

Stephanie de Rouge est créateur d’image français, expert en storytelling visuel et chef de projet artistique basé à New York et travaille en tant que professeur de photographie au Centre international de photographie, crée et gère des projets artistiques, conçoit des livres de photographie, propose des ateliers de création d’images hors des sentiers battus et contribue à de grands magazines en Europe et aux États-Unis en tant que photographe de portrait et de voyage.

Son travail a été exposé au Palais de Tokyo (Paris), Bibliothèque Nationale de France (Paris), Le Bon Marché (Paris), Galerie Duboys (Paris), Galerie Photo (Paris) et Soho Photo Gallery (New York) et récompensé par Flash Forward 2009 (Canada) et La bourse du Talent 2009 (France).

Il a également été présenté dans le New York Times Newspaper, The Guardian, Le Monde Magazine, Images Magazine, ELLE, Le Journal de La Photographie, View Magazine, Io Donna, Zoom magazine, Esquire, Radio Canada, fubiz.net, photographie. com et de nombreux blogs dans le monde entier.

Certaines de ses images sont syndiquées par Redux Agency à New York et Interlinks Images à Paris. La galerie Charron à Paris représente certains de ses projets artistiques.

Ses clients incluent: The New York Times Newspaper, Nestlé France, Libération, Havas, Sephora, Le Point, The William Vale, Edible Manhattan, Quinn NY, OBA, The Good Life, Storey Publishing, Popular Mechanics entre autres.

Stani

Exposition  » Esprit libre 2  » : Stani revient…

Probablement né en 1987, Stani est un artiste de la rue d’origine polonaise, sombre et rempli d’une énergie de création propre à sa condition. Jeune créateur insatiable, baigné dans les sous cultures télévisuelles, les jeux vidéos, la musique rock et l’électro la plus underground des « parties » de Berlin (où il réside la plupart du temps). Stani est un apôtre du street art, au croisement entre l’art brut le plus libre et inventif et celui de l’urgence d’un Basquiat en manque d’héroïne.

Il tient cependant à garder l’anonymat, son identité n’ayant jamais été dévoilée au grand public. Malgré ses influences, Stani a tout de même su développer une approche esthétique qui lui est propre. A mi-chemin entre l’art graphique et le street art, Stani s’exprime à travers l’acrylique et la craie sur des toiles de divers formats. Entre figures et plumes, dessins et écritures, Stani dépeint son quotidien, nous raconte ses aventures, nous fait partager ses goûts à travers un univers dynamique et coloré caractéristique de son art.

Exclusivement représenté par la galerie Charron qu’il a rejoint en 2012, Stani a notamment été exposé à Art Up Lille en 2014 ; à Kunst 15 Zurich, Art3G Bordeaux et Kunstmesse Frankfurt en 2015, où son œuvre intitulée Yegg a été présentée lors d’un reportage de la chaine allemande ARD.

Mickaël Doucet

Dans la série « Philomates » de Mickaël Doucet, le spectateur lutte avec les codes visuels autour de la perversion d’une situation. Plutôt que de peindre la souffrance et sa représentation, Mickaël Doucet équilibre son œuvre, de manière itérative, autour de trois éléments, à savoir un chimpanzé, un ou plusieurs objets manufacturés et un modèle moléculaire d’ADN humain avec une apparente douceur qui renforce le propos autour de la notion de liberté, d’affranchissement ou de progrès. La dernière toile de la série « Philomates » laisse le spectateur pantois : ce chimpanzé détient des clefs, celles du progrès ou de la liberté ?

Jean Philippe Pernot

 » Violence  » : Acte brutal, action d’une force non retenue, par la force…Ainsi se définit la violence dans les dictionnaires. Ordinaires, ou non, les violences sont le fait de l’expression d’une force, de ce qui ramène au corps qui s’agit par delà la retenue. Et la femme en est souvent la première victime, l’enfant aussi, et enfin l’homme. Et n’ayant que les images, ou presque, pour le dire, j’ai voulu faire appel à la retenue visuelle pour stimuler l’esprit, ce qui retient ou peu retenir ce qui est violence par delà le corps. Et de lien en pensées, tirer le fil de l’esprit que l’on nourrit non plus de violences, celles de l’ordinaire, d’aujourd’hui, mais par la culture, les arts, l’étrangeté, la surprise.

En violences, il y a viol, cet acte de négation de la personne humaine, de son libre arbitre, chaque jour il s’en commet plus de 900 dans le monde.Chaque vêtement/peau laissé, lapidé, arraché, déchiré offre à chacun de s’en habiller pour ressentir la violence, la faire sienne.Bien qu’elle soit immuable, principe absolument humain, la partager par ses photos oblige le spectateur à s’immiscer, s’approprier ce corps par un glissement progressif, loin de la monstration crue.

Les Nombres, Les Juges, le Deutéronome qui ponctuent le récit biblique offrent des scène de violences rares justifiant tous les crimes au nom du sacré. Un sacré qui se nourrit de ses violences, qui aurait besoin de la violence pour s’exercer, transcender chacun dans une unité retrouvée. Ce fut le cas au temps anciens : Nombre 15.35  L’Éternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera hors du camp. Nombre 15.36  Toute l’assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse.

C’est le cas aujourd’hui ou les guerres sacrées produisent un état de violences dont la profondeur ne cesse de croître. Les images de cette série, habits, vêtements, seuls, immaculés puis progressivement maculés sont le corps de chacune, chacun, effacé derrière ce tissu souillé. Un corps dont on peut imaginer le processus de disparition par les traces accumulées par la violence.

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